Les activités domestiques


Les activités domestiques permettent de mettre en valeur les capacités restantes de la personne, « ce qui fonctionne encore », et de favoriser son plaisir et son bien-être dans l’instant présent.

Certaines mémoires, notamment la mémoire émotionnelle et la mémoire procédurale (celles des gestes appris et des habiletés manuelles), restent longtemps accessibles dans la maladie. Il est donc possible de solliciter les mémoires encore actives dans les activités réalisées avec la personne, même quand elles nous semblent parfois très abîmées.

Les tâches domestiques sont adaptées pour qu’elles soient les mieux réussites possible par la personne, en évitant de la mettre en échec car ce peut être une source d’angoisse.

L’implication de la personne dans les activités qui la concerne, en l’encourageant à faire par elle-même, favorise son estime d’elle-même et la valorise en lui donnant un sentiment d’utilité, comme par exemple : 
aider à faire le lit, aider à étendre, à plier ou à ranger le linge, distribuer le courrier...

Les repas et leur préparation représentent des temps forts de la journée : ce sont à la fois des moments de convivialité, d’échanges, d’animation, de réminiscence et de plaisir, comme par exemple :
Ecrire les menus du jour, mettre et débarrasser la table, éplucher les légumes, préparer une tarte, faire la vaisselle, ranger les couverts...

Le petit-déjeuner peut s’étaler tout au long de la matinée en fonction des réveils individuels, et le dîner et le déjeuner n’ont pas de durée imposée, ils se déroulent selon le rythme de chacun.

En outre, les auxiliaires de vie peuvent s’appuyer sur des activités simples à forte valeur affective favorisant les repères dans la vie de tous les jours, comme par exemple :

  • La cuisine et tout ce qui concerne les plaisirs de la table, avec les légumes et fruits de saison
  • Les rythmes importants du temps qui passe (Jour/Nuit, Matin/Midi/Soir, Semaine/Week-end, les fêtes, les saisons, les anniversaires, les vacances)
  • Le soin des plantes